L’ancienne députée Rachel Kéké annonce que Bruno Attal a été reconnu coupable d’injure raciste à son encontre, après un tweet faisant référence à l’affaire Dominique Strauss-Kahn et à Nafissatou Diallo.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, Rachel Kéké indique que le tribunal a reconnu Bruno Attal coupable à la suite d’une publication datant du 12 juillet 2024, quelques jours après les élections législatives.
Un tweet faisant référence à l’affaire DSK
Le message visait Rachel Kéké en faisant référence à son ancien métier de femme de chambre et à Dominique Strauss-Kahn au Sofitel, renvoyant ainsi à l’affaire impliquant Nafissatou Diallo.
Selon le communiqué de Rachel Kéké, le tribunal a considéré que le rapprochement avec Nafissatou Diallo avait été effectué « en raison de leurs origines africaines communes ».
2 000 euros d’amende annoncés
L’ancienne députée indique que Bruno Attal a été condamné à 2 000 euros d’amende. Focus n’a pas, à ce stade, consulté la décision judiciaire intégrale : les détails précis du jugement rapportés ici proviennent donc du communiqué publié par Rachel Kéké.
« Après les attaques de Bruno Attal à mon encontre via un tweet sur l’affaire DSK et Nafissatou Diallo, le tribunal l’a reconnu coupable. »
Rachel Kéké
Dans son communiqué, Rachel Kéké remercie également ses avocats, SOS Racisme et La France insoumise.
Rachel Kéké dénonce la « misogynoire »
L’ancienne députée replace cette affaire dans un contexte plus large de violences racistes et sexistes. Elle dénonce notamment la « négrophobie » et la « misogynoire », et évoque les attaques visant d’autres femmes politiques noires.
Elle conclut son communiqué en rappelant que, selon elle, « même maquillé en “humour”, le racisme reste un délit ».
Note de la rédaction : Focus distingue les éléments directement établis par les documents accessibles des détails du jugement rapportés par Rachel Kéké. Cette mention sera actualisée si la décision judiciaire intégrale devient disponible.




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