Le démocrate américain Gregory Meeks refuse, à ce stade, d’approuver une vente de 2,8 milliards de dollars de bombes à Israël. Il s’inquiète de leur possible utilisation à Gaza et au Liban, alors que l’armée israélienne a déjà utilisé des munitions lourdes dans ses bombardements sur ces territoires.
La livraison devait comprendre 40 000 bombes de 2 000 livres, soit environ 900 kilos chacune. Un arsenal particulièrement puissant que l’administration de Donald Trump souhaite vendre à Israël pour 2,8 milliards de dollars.
Mais Gregory Meeks, principal démocrate de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a décidé de ne pas donner son accord.
Le parlementaire explique avoir de « graves préoccupations non résolues » sur la manière dont ces armes pourraient être utilisées dans les zones densément peuplées de Gaza et du Liban. Il affirme également que l’administration Trump ne lui a pas fourni suffisamment de garanties concernant le respect du droit américain et la protection des civils.
Gaza au cœur de la décision
Les inquiétudes de Meeks interviennent dans un contexte où Israël poursuit sa guerre génocidaire à Gaza.
Des bombes lourdes de cette catégorie ont déjà été utilisées par Israël à Gaza et au Liban.
Selon Reuters, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre génocidaire en 2023, d’après les données rapportées dans son bilan de septembre 2026. Israël affirme conduire ses opérations en réponse à l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et conteste les accusations selon lesquelles sa conduite de la guerre constituerait un génocide.
C’est précisément le risque pour les civils que Meeks met en avant pour justifier sa décision.
« Je ne donnerai pas mon feu vert »
Le démocrate maintient son soutien à la sécurité d’Israël, mais estime que cela ne dispense pas Washington de contrôler l’utilisation des armes américaines.
Il considère que le Congrès a la responsabilité de vérifier que les armes financées ou vendues par les États-Unis sont utilisées légalement et avec des garanties concrètes pour les vies humaines. Il a donc annoncé qu’il ne validerait pas cette vente « à ce stade ».
Sa décision constitue un obstacle à l’opération, mais ne l’annule pas définitivement. L’opposition de Meeks ne suffit pas juridiquement à empêcher à elle seule la vente, et l’administration Trump dispose de possibilités pour tenter de contourner le blocage parlementaire.
Pour l’instant, toutefois, le démocrate refuse de donner son feu vert aux 40 000 bombes destinées à Israël, tant que ses interrogations sur leur utilisation et la protection des populations civiles ne sont pas levées.




Laisser un commentaire