Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné ce jeudi 17 septembre par le tribunal correctionnel de Paris à six mois d’emprisonnement sous forme de détention à domicile avec bracelet électronique, notamment pour apologie du terrorisme.

Au cœur du dossier figure une vidéo publiée le 7 octobre 2024, un an après les attaques du Hamas en Israël. Dieudonné y qualifiait cette journée de « date merveilleuse, extraordinaire, féerique ».

Devant la justice, l’humoriste a expliqué qu’il ne célébrait pas les attaques du 7-Octobre. Il faisait, selon lui, référence à l’anniversaire de sa fille, née un 7 octobre quinze ans plus tôt. Cet élément faisait partie de sa défense.

Le tribunal n’a toutefois pas retenu cette interprétation. Les juges ont considéré que la construction de la vidéo et son contexte permettaient de comprendre ces propos comme une présentation favorable des attaques du 7 octobre 2023.

Une défense qui invoquait l’humour noir

Dieudonné et son avocat ont défendu le caractère humoristique de la séquence. Son conseil a notamment invoqué « l’humour noir ». Cette argumentation n’a pas convaincu le tribunal.

Une autre vidéo était également examinée dans cette procédure, concernant des propos tenus après l’incendie visant la synagogue de La Grande-Motte en août 2024.

Dieudonné était par ailleurs poursuivi pour des propos visant Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, après l’interdiction d’un de ses spectacles. Il a également été reconnu coupable d’injure publique.

Qui étaient les parties civiles ?

L’Organisation juive européenne (OJE) s’était constituée partie civile dans la procédure. Le tribunal a condamné Dieudonné à lui verser 1 000 euros.

Laurent Nuñez, concerné par le volet portant sur l’injure publique, obtient de son côté un euro symbolique.

Au total, Dieudonné a été condamné à six mois de détention à domicile sous bracelet électronique, 5 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.

La condamnation intervient donc malgré l’explication avancée par Dieudonné concernant le 7 octobre. Sur ce point, le tribunal n’a pas fondé sa décision sur l’absence d’un anniversaire à cette date, mais sur le sens qu’il a attribué aux propos au regard de la construction et du contexte de la vidéo.


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